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Investissement immobilier

Investir à Besançon en travaillant en Suisse : vos atouts

Travailler en Suisse et investir à Besançon : capacité d'emprunt en francs suisses, fiscalité du frontalier, pourquoi Besançon plutôt que le Haut-Doubs.

En bref

Un frontalier qui travaille en Suisse et réside en France cumule des atouts rares pour investir à Besançon : un salaire en francs suisses qui dope la capacité d'emprunt, une fiscalité de résident français simple à gérer, et parfois une exonération de CSG-CRDS sur les revenus du patrimoine. Plutôt que d'acheter dans le Haut-Doubs frontalier, où les prix sont les plus élevés de la région, Besançon offre des prix d'entrée contenus et une demande locative profonde.

Investir à Besançon en travaillant en Suisse est une stratégie que presque personne ne formule ainsi, et c'est dommage. Des milliers de frontaliers de l'Arc jurassien encaissent chaque mois un salaire en francs suisses tout en résidant en France, à une heure de route de la capitale comtoise. Leur réflexe naturel est d'acheter là où ils vivent, dans le Haut-Doubs, précisément là où la pression frontalière a poussé les prix aux sommets régionaux. Investir dans la grande ville universitaire d'à côté, où les prix restent contenus et où les locataires abondent, est souvent le calcul le plus rationnel. Voici pourquoi, et comment le mettre en œuvre, du financement à la fiscalité.

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Besançon, la base arrière naturelle des frontaliers de l'Arc jurassien

La géographie d'abord. Besançon est reliée à la frontière suisse par la ligne des Horlogers, 75 km de voie ferrée entre Besançon et le Col des Roches, avec des TER quotidiens qui poussent jusqu'au Locle et à La Chaux-de-Fonds. Par la route, le bassin horloger neuchâtelois se rejoint en un peu plus d'une heure. Un frontalier de Morteau, de Villers-le-Lac ou de Pontarlier peut donc visiter un bien, rencontrer un artisan ou signer chez le notaire bisontin sans poser un jour de congé.

L'économie ensuite. L'INSEE décrit une bande frontalière où 36 % des actifs travaillent en Suisse, un territoire rural sous forte tension résidentielle. Ces revenus helvétiques cherchent des placements, et le premier réflexe, acheter sur place, se heurte à un mur de prix que nous détaillons plus bas. Besançon, à la fois proche, universitaire et abordable, est l'exutoire logique de cette épargne.

Précision utile avant d'aller plus loin : cet article s'adresse aux frontaliers, c'est-à-dire aux résidents fiscaux français qui travaillent en Suisse. Si vous résidez en Suisse, à Genève ou Lausanne par exemple, votre situation fiscale et bancaire est différente : consultez plutôt nos conseils pour investir en France depuis la Suisse.

Un salaire en francs suisses face à une banque française : comment ça se passe ?

C'est la question que tout frontalier se pose en premier, et la réponse est rassurante : les banques françaises financent couramment les frontaliers, qui comptent parmi les profils les plus solvables de leur clientèle. Trois points structurent le dossier.

Les règles d'octroi sont les mêmes pour tous. Depuis la décision du Haut Conseil de stabilité financière, les banques doivent respecter un taux d'effort maximal de 35 % des revenus et une durée de crédit plafonnée à 25 ans, hors marge de flexibilité. Un salaire suisse converti en euros s'insère dans ce calcul comme n'importe quel revenu.

Le risque de change se gère, il ne se subit pas. Votre salaire est en francs suisses, votre crédit sera très probablement en euros : la banque retient généralement une décote prudentielle sur le revenu converti pour absorber les fluctuations du taux de change. À l'inverse, emprunter directement en francs suisses est légalement réservé aux emprunteurs qui perçoivent l'essentiel de leurs revenus dans cette devise, une faculté que le Code de la consommation encadre strictement en raison du risque de change. Pour un investissement locatif dont les loyers tombent en euros, le crédit en euros reste le montage le plus simple : les loyers remboursent la mensualité dans la même monnaie, et le salaire en francs suisses devient une réserve de sécurité.

L'apport est votre accélérateur. L'épargne constituée en francs suisses, une fois convertie, pèse lourd face à des prix bisontins contenus. Un apport solide améliore le taux, sécurise le passage sous les 35 % de taux d'effort et libère de la capacité pour l'opération suivante. Le calibrage précis, durée, apport, différé pendant travaux, se travaille dossier par dossier, comme nous l'expliquons dans notre méthode de financement d'un investissement locatif.

Quelle fiscalité pour le frontalier qui investit à Besançon ?

Bonne nouvelle : pour un frontalier, la fiscalité d'un investissement locatif bisontin est celle de n'importe quel résident français, avec deux particularités à connaître.

Votre salaire suisse est, dans la plupart des cas, imposé en France. Pour les frontaliers des cantons de Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel et du Jura, l'accord franco-suisse du 11 avril 1983 réserve l'imposition des salaires à l'État de résidence, donc à la France, à condition de rentrer en principe chaque jour à son domicile. Le canton de Genève applique un régime différent, avec une imposition à la source côté suisse. Pour un frontalier du bassin neuchâtelois, celui qui nous intéresse ici, tout se déclare donc en France : le salaire converti en euros et, demain, les loyers bisontins s'additionnent dans le même foyer fiscal, ce qui rend les simulations simples et fiables.

Vos revenus locatifs peuvent échapper à la CSG-CRDS. C'est le point le plus méconnu. Si vous résidez en France, travaillez en Suisse et êtes affilié à l'assurance maladie suisse (LAMal), vous n'êtes pas soumis à la CSG ni à la CRDS sur vos revenus du patrimoine : seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû, au lieu des prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %. Pour un investisseur locatif, l'écart est loin d'être anecdotique. Attention : cette exonération dépend de votre régime d'affiliation, les frontaliers ayant exercé leur droit d'option pour l'assurance maladie française ne sont pas dans la même situation. Faites valider ce point avec votre conseiller avant de bâtir un plan dessus.

Reste le choix du régime locatif. À Besançon, le meublé s'impose sur la plupart des petites surfaces, et le statut de loueur en meublé non professionnel permet, au régime réel, d'amortir le bien et de réduire fortement l'imposition des loyers : notre article dédié au LMNP à Besançon détaille l'arbitrage entre micro-BIC et réel.

Pourquoi Besançon plutôt que le Haut-Doubs frontalier ?

L'objection classique du frontalier est légitime : pourquoi ne pas acheter à Pontarlier ou à Morteau, sur son propre terrain ? Parce que les chiffres racontent une autre histoire.

CritèreBande frontalière (Pontarlier, Morteau)Besançon
Prix à l'achatLes plus élevés de la régionContenus, parc ancien décoté disponible
Demande locativeÉtroite, concurrencée par l'accessionProfonde : étudiants, CHU, jeunes actifs
Profil des locatairesFrontaliers eux-mêmes, souvent acheteursPopulation jeune structurellement locataire
RendementComprimé par les prixCorrect, amélioré par meublé et colocation

Sur les prix, l'INSEE observait déjà que la pression frontalière portait les transactions au-delà de 2 200 € par m² autour de Pontarlier, les niveaux les plus élevés de la région, dans un territoire où l'urbanisme est contraint par le relief. Un rendement locatif se construit sur l'écart entre prix d'achat et loyer : quand le prix s'envole plus vite que les loyers, le rendement se comprime mécaniquement.

Besançon inverse l'équation. La ville concentre 25 000 étudiants, un habitant sur cinq, un CHU et un tissu de microtechniques qui alimentent une demande locative continue, pour des loyers médians mesurés par l'observatoire local entre 9,9 et 11 € par m² hors charges et des prix d'achat qui laissent de la place au rendement. Les ordres de grandeur par quartier et par typologie sont détaillés dans notre analyse du rendement locatif à Besançon, et les stratégies à plus fort loyer, comme la location à la chambre, dans notre article sur la colocation à Besançon.

Autre atout pour un frontalier : le locataire bisontin ne vous ressemble pas. Dans le Haut-Doubs, votre locataire potentiel est souvent un frontalier comme vous, qui achètera dès qu'il le pourra. À Besançon, étudiants et jeunes actifs forment une population structurellement locataire, qui se renouvelle chaque année.

À retenir : le frontalier cumule un revenu en francs suisses qui renforce sa capacité d'emprunt en euros, une fiscalité de résident français simple, et parfois une exonération de CSG-CRDS sur ses revenus du patrimoine s'il est affilié à la LAMal. Le meilleur usage de ces atouts n'est pas d'acheter au sommet des prix du Haut-Doubs, mais à Besançon, où prix contenus et demande locative profonde laissent respirer le rendement.

Investir à une heure de chez soi sans y passer ses week-ends

Le paradoxe du frontalier est connu : des revenus confortables, mais des journées longues, allongées par les trajets transfrontaliers. Chercher un bien décoté à Besançon, comparer des devis d'artisans, suivre un chantier et gérer une mise en location demandent une présence sur place que votre agenda n'offre pas.

C'est précisément le problème que résout notre accompagnement en investissement locatif clé en main : nous prenons en charge la recherche, la négociation, les travaux, l'ameublement et la mise en location, avec des points d'étape à distance et votre présence requise seulement aux moments qui comptent. Notre connaissance du terrain bisontin, présentée sur notre page dédiée à l'investissement locatif à Besançon, fait le reste. Pour chiffrer un premier scénario avec vos propres hypothèses de salaire et d'apport, notre calculateur de rentabilité locative est un bon point de départ.

Questions fréquentes

Oui, les banques françaises financent couramment les frontaliers. Le salaire est converti en euros et une décote prudentielle est généralement appliquée pour couvrir le risque de change, puis le dossier est instruit selon les règles communes : taux d'effort plafonné à 35 % et durée maximale de 25 ans fixés par le Haut Conseil de stabilité financière.

En France, son État de résidence. L'accord franco-suisse du 11 avril 1983 réserve l'imposition des salaires des frontaliers à l'État de résidence pour huit cantons, dont Neuchâtel, le Jura, Vaud et Berne. Le canton de Genève ne fait pas partie de cet accord et applique une imposition à la source côté suisse.

Pas nécessairement. S'il réside en France, travaille en Suisse et est affilié à l'assurance maladie suisse, il est exonéré de CSG et de CRDS sur ses revenus du patrimoine et ne doit que le prélèvement de solidarité de 7,5 %. Un frontalier ayant opté pour l'assurance maladie française reste en revanche soumis aux prélèvements sociaux classiques.

Pour un investissement locatif, Besançon offre généralement un meilleur couple rendement-risque : des prix d'achat contenus face à des loyers corrects, et une demande locative profonde portée par les étudiants et les jeunes actifs. Le Haut-Doubs frontalier affiche les prix les plus élevés de la région et une demande locative plus étroite, car ses habitants deviennent rapidement propriétaires.

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